Villeneuve lès Maguelone
Vous allez faire un voyage, vous partez en avion? Quelle chance! Il serait cependant dommage de rester bloquer sur un aéroport au départ ou au retour. Voici la liste noire des compagnies jugées peu sûres.
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Il n'y a pas que les compagnies qui sont à risques!
LEMONDE.FR | 15.07.11 | 09h57 • Mis à jour le 15.07.11 | 10h50
Exit les substances illicites dans la tour de contrôle. Les contrôleurs aériens de l'aéroport de Cayenne Rochambeau, en Guyane, 27e aéroport français en termes de trafic, auraient été rappelés à l'ordre par la direction pour consommation de produits stupéfiants sur leurs heures de travail.
Dans un article publié vendredi 15 juillet, le Figaro assure s'être procuré une note adressée par le directeur du centre de contrôle à ses employés. Un document explicite dans lequel les fonctionnaires de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) sont priés de cesser leurs comportements "incompatibles avec la sécurité", de ne plus "consommer de boissons alcoolisées dans le centre de contrôle" et d'arrêter de "fumer du cannabis ainsi que d'absorber des drogues ou autres substances psychoactives".
La note rappelle que ces substances "ont des effets sur le cerveau qui diminuent la capacité de jugement et de raisonnement et allongent le temps de réaction". C'est pourquoi leur usage est "interdit pendant la durée de vacation", temps de travail opérationnel de l'aiguilleur du ciel. L'article ne précise pas cependant quelle proportion du personnel est concernée par ces mises en garde.
Une liste des substances prohibées est énoncée, pour éviter "tout malentendu avec les contrôleurs villipendés". Ainsi, sont bannis de la tour de contrôle "alcool, opioïdes, cannabinoïdes, sédatifs, hypnotiques, cocaïne, psychostimulants, hallucinogènes et solvants volatils". La direction rappelle qu'il est également déconseillé d'ingérer ces produits dans les huit heures précédant la prise de service.
RTT ILLÉGALES
Le Figaro calcule donc, qu'avec "un maximum de 155 vacations de huit heures environ par an" et "de deux à trois vacations par semaine", il reste encore aux fonctionnaires "quatre jours par semaine pour s'adonner aux plaisirs des sens".
Ce n'est pas la première fois que le quotidien s'intéresse de très près aux contrôleurs aériens. En 2009, le journal avait publié un article sur les "dangereuses pratiques des aiguilleurs", décrivant des arrangements illégaux de temps de travail, et avait créé la polémique en les accusant de mettre en péril atterrissages et décollages. Cette enquête nourrie par un rapport de la Cour des comptes épinglait le système de "clairance", sortes de RTT officieuses, qui provoquaient, selon le journal, des conditions de travail en sous-effectif.
L'article avait créé la controverse, la DGAC avait contesté la mise en danger du trafic aérien. Dominique Bussereau, le secrétaire d'Etat aux transports de l'époque, avait rappelé que "depuis 1973, aucun accident dû aux contrôleurs n'avait eu lieu en France".
Le système des clairances avait toutefois été supprimé le 7 juin 2010, les contrôleurs étant depuis obligés de pointer à leur arrivée et leur départ du travail.
LEMONDE.FR | 23.09.09 | 08h35 • Mis à jour le 23.09.09 | 18h57
"Quand un contrôleur doit assurer le poste de plusieurs de ses collègues absents, il doit gérer le trafic et la sécurité de plusieurs zones, par exemple plusieurs pistes à Roissy ou une zone de parking et une zone d'approche de l'aéroport. Pour cela, il doit regrouper des fréquences radio qui, normalement, sont couvertes par un seul contrôleur", explique le quotidien, une situation susceptible d'engendrer du stress et de la cacophonie sur les ondes. Les pilotes d'Air France rapportent plusieurs incidents liés à ces pratiques du contrôle aérien.
Si officiellement les directions d'Aéroports de Paris et d'Air France ne font aucun commentaire, un cadre de la compagnie déclare sous le sceau de l'anonymat : "Nous avons à maintes reprises relevé une diminution du nombre de mouvements d'avions sur les pistes alors qu'il n'y avait aucun problème météorologique ou technique. Nous avons alors constaté que les contrôleurs aériens n'étaient pas à l'effectif prévu."
La direction générale de l'aviation civile, quant à elle, admet que ce système existe. Mais son directeur, Patrick Gandil, assure qu'il n'y a pas de "difficultés" dans le contrôle aérien. "On n'est pas dans le Far West, on est dans un espace aérien très contrôlé", a déclaré à l'AFP M. Gandil, qui doit remettre un rapport dans les vingt-quatre heures sur le sujet au secrétaire aux transports, Dominique Bussereau, à la demande de ce dernier. "Le contrôleur n'est pas sur un régime de trente-neuf heures ou de trente-cinq heures. Le contrôleur n'a aucun temps mort, c'est pourquoi le régime de travail est plus faible, car c'est un travail extrêmement stressant." Selon lui, les aiguilleurs du ciel effectuent en moyenne vingt-deux heures hebdomadaires. Au final, "l'effectif des contrôleurs n'est pas toujours le même tout au long de la journée, mais s'ajuste à mesure que le trafic augmente ou qu'il se réduit".
Les aiguilleurs du ciel "travaillent quasiment à mi-temps dans la plus parfaite illégalité", mettant en péril la sécurité aérienne, affirme Le Figaro. "Les contrôleurs aériens sont censés assurer vingt-quatre heures à leur poste par semaine, soit l'équivalent de cent soixante jours de travail par an, explique une source syndicale. Mais dans les faits, ils n'assurent souvent que douze heures hebdomadaires et quatre-vingts jours par an." Ce système de RTT occulte, baptisé "Clairance", organise les absences.
LEMONDE.FR | 14.04.11 | 21h40
L'affaire, qui a fait grand bruit, a contraint le responsable du contrôle aérien au sein de la FAA, (Federal Aviation Administration) l'autorité de l'aviation civile américaine, à démissionner, jeudi 14 avril, rapporte le New-York Times. Pour la cinquième fois en trois semaines, un contrôleur aérien a été surpris en train de dormir, mercredi : aux petites heures du matin, seul en poste à l'aéroport de Reno-Tahoe, dans le Nevada. Il n'a pas répondu aux appels répétés du pilote d'un avion médical qui essayait de se poser, obligeant, au bout de seize minutes, l'intervention d'un tiers.
Le 23 mars, un aiguilleur du ciel qui assurait seul les contrôles de la nuit à l'aéroport Ronald Reagan de Washington s'était endormi pendant une vingtaine de minutes. Deux avions avait alors dû atterrir sans instructions de la tour de contrôle, en suivant les procédures d'urgence prévues dans ce cas. Le 19 février, c'est un contrôleur de l'aéroport de Knoxville, Tennessee, chargé de surveiller le trafic sur radar, qui avait selon l'enquête menée par la FAA, "délibérément" dormi pendant cinq heures de son temps de travail. Les fautifs ont depuis été suspendus, ou, lorsque l'enquête interne a abouti, été licenciés. "Nous ne pouvons absolument pas tolérer qu'on s'endorme au travail", a déclaré J.Randolph Babbit, le responsable de la FAA, dans un communiqué.
RENFORTS DE NUIT
Aucun accident grave n'est à déplorer. Mais après l'incident de Washington, le secrétaire d'état aux transports américain, Ray LaHood, a ordonné à la FAA un état des lieux du personnel chargé des contrôles dans tous les aéroports du pays. Résultat : dans vingt-sept aéroports, un seul et unique contrôleur assurait les vacations de nuit. La FAA a décidé mercredi de remédier au problème en annonçant qu'un second contrôleur, au moins, serait désormais de service nocturne dans ces aéroports, afin qu'aucun employé ne soit désormais seul à aiguiller les vols tard le soir ou tôt le matin.
"Ces dernières semaines, quelques individus ont fait preuve d'une conduite non professionnelle, qui a logiquement poussé le public qui voyage à s'interroger sur notre capacité à assurer sa sécurité", a déploré M.Babbitt. "Cette conduite doit prendre fin immédiatement. Je me suis engagé à maintenir un très haut niveau de confiance des clients, et cela commence avec une forte reprise en main". Première étape de cette "reprise en main", jeudi : Henry P. Krakowski, responsable du contrôle aérien à la FAA a présenté sa démission.