Villeneuve lès Maguelone
Vous avez pu trouver dans votre boîte aux lettres un tract émanant d'une partie de l'opposition municipale.
Quoi de plus normal ? En démocratie le rôle de l'opposition est essentiel : exercer un contre pouvoir et offrir aux citoyens la possibilité d'une alternance. La prose distillée n'est pas, comme à l'habitude, à la hauteur de cette mission. Les thèmes développés ne sont pas informatifs, ils sont revanchards. Les arguments faux ou de mauvaise foi. Leurs auteurs sont au mieux des "mal-comprenants" au pire des menteurs, des gens qui n'ont pas peur de "tordre" la réalité afin qu'elle corresponde à leurs thèses.
Pourquoi ce billet d'humeur ?
Pour dire que nous vivons des moments difficiles avec la dette que les années Bouisson ont laissées en héritage. Nous avons réussi, pour 2011, à maîtriser ses conséquences désastreuses en négociant , sans contrepartie une diminution de 204 000 Euros des intérêts de l'année. Qu'en sera-t-il en 2012 et dans les années futures ? Nous n'avons hélas pas fini de parler de cette dette parcequ'elle conditionne le futur de notre ville jusqu'en 2027.
Comment voulez vous gérer une commune sans pouvoir estimer, même de manière approximative, le montant du remboursement des intérêts des emprunts! Les investissements sont rendus quasi impossible tant ce crédit structuré peut amener la ville à la ruine mais aussi à la déchéance des biens communaux :
pas d'argent = pas d'entretien...
pas d'argent = pas de subvention...
pas d'argent = pas d'investissement...
pas d'argent = augmentation des impôts...
"Pas prévisible à l'époque" s'offusque l'opposition actuelle issue en grande partie de l'ancienne municipalité. Si je devais faire une comparaison, je citerai le mythe d'Icare, vous savez celui qui n'écouta pas les conseils et dont les ailes fondirent au soleil... Celui qui s'y aventure n'est sûrement pas conscient ni des risques, ni de son incompétence.
En 2007, alors que la crise financière pointait déjà son nez l'administration Bouisson a pris, avec l'argent des contribuables, un risque financier inconsidéré, uniquement pour dégager une misérable marge financière en période pré électorale (environ 57 000 euros en 2007 – report d'échéance- ) relève pour le moins de l'incompétence ou de l'insouciance.
Nous avons économisé bien plus que cette somme chaque années depuis 2009 en maîtrisant simplement nos dépenses de fonctionnements: Carburants, électricité, chauffage, révision des contrats de téléphonie, de maintenance, meilleure gestion des revenus de la plage, sortie du Sivom de Frontignan (150 000€ en année pleine) etc... Voilà où il fallait chercher de l'argent, au lieu de tenter de dégager des marges de manoeuvre par des renégociations qui n'avaient pour but que de remettre à demain les échéances du jour et qui ont conduit à l'acceptation de l'inacceptable : des crédits structurés, spéculatifs par nature.
Sachez aussi que si le 11 mai 2011, le taux actuariel de remboursement était de 10,80% (sur plus de 3,8 millions d'euros), aujourd'hui 1 août 2011, il serait de 18,38%! Comment prédire de combien il sera le 11 mai 2012, 15%? 20%? 40%?
Jouer en bourse est, pour une mairie se réclamant de l'idéologie communiste, pour le moins contre nature. Le faire avec de l'argent public est inexcusable.
Alors pour faire oublier leur faute la plus importante, ils se lâchent sur tout ce que nous entreprenons, allant même jusqu'à contredire et renier entre autres, les engagements urbanistiques pris lors de l'élaboration du SCOT de l'agglo de Montpellier dont nous sommes les partenaires.
"Le Schéma de Cohérence Territoriale de Montpellier Agglomération (SCOT) a été approuvé à l'unanimité, vendredi 17 février 2006 en conseil d'Agglomération. Ce projet urbain d'agglomération a été élaboré en 3 ans, autour d'un réel consensus politique, comme le démontre le vote des 90 élus représentants les 31 communes du territoire communautaire", dont Villeneuve lès Maguelone.
Sans ce vote, jamais
le projet Pont de Villeneuve-Larzat n'aurait pu se faire. Ce projet c'est entre autres: 105 logements en accession à la propriété (prix devraient s'échelonner de 220 à 250 K€), 105 logements à loyer modérés.